Ville de Saint-Julien en Genevois
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INAUGURATION DU JARDIN DU CHEVAL BLANC



INAUGURATION JARDIN DU CHEVAL BLANC SAMEDI 19 JUIN Mesdames, messieurs les élus, Mesdames, messieurs, Chers amis, C’est un réel bonheur pour mon équipe et moi de vous retrouver ce matin pour l’inauguration de ce magnifique jardin public du centre-ville. Cette inauguration revêt un caractère particulier car depuis plusieurs mois à travers les grilles empêchant l’accès du public au chantier vous avez pu déjà apercevoir son état d’avancement et découvrir progressivement l’espace inauguré ce matin. Je sais que certains étaient extrêmement impatients, et parfois glosaient de l’ouverture de ce jardin. Je comprends leur impatience mais il faut raison garder en toutes choses et bien s’imaginer que l’on n’aménage pas la ville pour des décennies sans en prendre le temps nécessaire. Sans doute ces personnes, et j’utilise volontairement l’humour comme réponse ont une âme de jardinier mais dotée d’une sensibilité à fleur de pot, nous préférons la pleine terre ! Car il s’agissait bien de tirer le meilleur parti de l’environnement de cet espace central pour l’avenir de Saint-Julien. Ce jardin est le votre ; il a été rendu possible grâce à la créativité, l’imagination en premier lieu de son maitre d’œuvre Olivier Fontaine, architecte-paysagiste. Par son talent, je me risque à froisser son humilité en le qualifiant de « Le Notre de St-Julien ». Sa façon bien à lui de nous évoquer le bassin des oiseaux restera longtemps gravé dans la mémoire de ceux qui l’ont entendu. En revanche Monsieur Fontaine, nous ne boirons pas de votre eau si je puis exprimer ainsi car l’eau de ce bassin à oiseaux n’est pas potable. Nous voulions un lieu avec une âme, au cœur de notre cité, vous avez su le traduire parfaitement. Nous vous en remercions. C’est avec plaisir que je cède à la tradition de citer l’ensemble des entreprises qui on t contribué à cette magnifique réalisation. Le seleq 74, geoprocess, le géomètre Hyp arc, Noriski coordination, MT paysage, Marc Favre. Beaucoup d’entre vous, je pense se sont posées des questions quand à l’évolution de ce jardin et en tout premier lieu l’arbre qui été abattu devant la maison Pieren. Sachez que n’est jamais de gaité de cœur que cela est réalisé, mais il faut entendre le fait que sa durée de vie était limité et qu’en revanche l’arbuste qui a pris racine à sa place est destiné à durer plusieurs décennies comme ce nouvel aménagement de centre-ville. Murs décorés, trompe l’œil en commande. Quand au devenir de cette maison et sa future destination, (nous travaillons sur plusieurs pistes de travail) ce sera un lieu majeur d’animation, et de vivre ensemble dans Saint-Julien. Sachez cependant que cette demeure riche en souvenirs n’est pas fonctionnelle et nécessitera de lourds travaux d’investissement. Comme vous le savez sans doute, en creusant les combles du square, un puits a été découvert. A 1,20 m de profondeur il nous renseigne sur le niveau de la Grande rue, avant qu’elle ne soit surélevée à la fin du 19ième siècle. Proche de l’ancienne fontaine publique, point d’eau pour les habitants et abreuvoir pour les animaux, le puits avait probablement la même fonction. Quand le passé nous tend ses bras, il convient de les saisir. Il a été intégré au projet dès sa découverte. Au cœur de la grand rue, notre commune a donc voulu créer un jardin public moderne parfaitement inséré dans le patrimoine environnant. Vous pouvez constater qu’il a été crée en un espace à vivre pour tous, beau et agréable, tout en valorisant les préceptes du développement durable. Alors pourquoi ce nom de jardin du cheval blanc ? Je sais que beaucoup attendent la réponse complète à cette question. Le suspense est levé désormais mais permettez moi de vous en livrer tous les tenants et les aboutissants. Nous avions tenu à interroger les Saint-Juliennois à travers un petit sondage dans le Bulletin Municipal Merci à vous d’avoir exprimé votre avis sur le futur nom qu’il fallait attribuer au jardin. Rappelons ici les quatre propositions qui avaient été faites : Le jardin du Cheval Blanc donc mais je vais y revenir en détails. Le jardin Gambetta afin d’honorer le nom de cette grande figure de la Troisième République qui séjourna une nuit dans la maison qui est derrière vous en octobre 1872. Le jardin de la Tour nom d’une des plus vieilles demeures de la ville surmontée d’une tour, porte une inscription rappelant que le Traité de Paix de St-Julien fut discuté et signé à cet endroit même du 11 au 21 juillet 1603. Le jardin du Puits suite à sa découverte dans les combles du square, aujourd’hui intégré donc comme élément architectural décoratif. Les raisons patrimoniales liées au cheval blanc l’ont emporté bien que d’autres propositions toutes légitime et justifiées aient été faites. Saint-Julien-en-Genevois a toujours été un carrefour actif à la jonction de deux territoires. Saint-julien « Ville des diligences ». a toujours été en effet une ville étape, fréquentée par les voyageurs venant d’Annecy, Chambéry, Annemasse, Bellegarde et Genève. Je vous invite donc à replonger dans l’ambiance du St Julien d’autrefois. Le nom de cheval-blanc vient de celui d’une auberge autrefois située à proximité, évoquant ainsi le temps des diligences. Le centre de St-Julien était composé d’auberges et hôtels, dont le célèbre hôtel du Cheval Blanc. Au débouché de la route d’Annemasse sur la Grande Rue, l’hôtel du Cheval Blanc, héritier d’un relais de poste sur la route des diligences, se signalait de très loin aux voyageurs. Le bâtiment marquait aussi le terminus du Tram Saint-Julien-Genève., Au début du siècle, se trouvaient donc à l’auberge du Cheval blanc les pensionnaires : employés, fonctionnaires ou élèves externes qui venaient chaque jour des villages environnants. Le dimanche matin, le tram y déversait de nombreux Genevois attirés par le « menu de la Jeanne », mais aussi par les prix car le change leur était favorable. La cour est restée longtemps le point départ des véhicules, assurant le lien entre St-Julien et Annecy. Les jeunes en goguette s’y rassemblaient souvent autour d’une fondue ou d’un repas bien arrosé ; mariages, élections, sépultures le remplissaient également. Lorsque j’échange particulièrement avec certains anciens Saint-Juliennois ils m’évoquent avec nostalgie la chaleur humaine dont on pouvait se délecter à l’auberge du cheval blanc. Saluer Monsieur et Madame Quinzoni, petite-nièce de la Jeanne Ils m’ont confié que personne en fait ne rentrait pas par la porte d’entrée de l’établissement mais par la cour et les cuisines. On pouvait y voir aux cuisines les employés s’atteler aux épluchures de pomme de terre. Une employée réalisait la comptabilité de l’auberge en pointant à la main toutes les factures. Si l’ancien bâtiment a disparu aujourd’hui, la tradition s’est perpétuée sur le site de l’enseigne de « la diligence ». La réputation (on pourrait dire le rayonnement) de cet établissement débordait largement la région, grâce à sa table et à sa qualité d’accueil. Pour les anciens Saint-Juliennois et pour la mémoire de la ville, c’était une institution qui mérite que l’on perpétue son souvenir aujourd’hui à travers le nom de ce nouveau jardin public. C’était un peu le chez eux de tous les Saint-Juliennnois, je souhaite que ce jardin soit à l’instar de cette auberge un lieu d’échange et de convivialité. Et c’est bien ainsi que ce jardin public a été conçu. Espace où il fait bon vivre, un espace de quiétude ! En parcourant ces lieux nous vous invitons à faire revivre cet ancien relais de poste cher à nos mémoires. Comme vous pouvez le constater derrière moi, ce jardin public proposera aux habitants un réel espace de verdure et de jeux pour les enfants. Nous sommes enchantés qu’il résonne dès ce jour des cris de nos enfants et du chant des oiseaux. Ce sera également un jardin festif. Le premier rendez-vous sera lors des Apéros musique du 20 au 29 juillet dans le cadre des Musicales. Avec cette nouvelle perspective entre le Centre Ville et la Gare, ce jardin sera le lien direct entre la gare et la poste. Imaginez la gare à deux pas de la grande rue! La municipalisation en cours de l’allée des cèdres et quelques négociations foncières sont en cours. La concertation prend du temps car nous souhaitons réaliser cette opération dans le respect de chacun et des procédures légales. Elles sont sur le point d’aboutir grâce à l’attention des riverains pour l’intérêt général. Savourons donc la fraicheur de l’instant présent en levant notre verre en l’honneur de cette réalisation qui fera partie de notre quotidien tout au long des quatre saisons. Que vive le cheval blanc ! Et je conclus en soumettant à votre méditation la phrase d’Erik Orsenna sur les jardins: « Le jardin, c’est de la philosophie rendue visible ». Que cette philosophie vous apporte la paix et le réconfort.

 

Dernière mise à jour le 01-09-2010